Il y a des jours où l’on a juste besoin d’un peu de tendresse. Et parfois, elle tient dans un coffret collector. Astro Boy, ce petit robot au sourire éclatant, cache bien des secrets que même les fans les plus assidus ignorent encore.
Des débuts modestes pour une icône mondiale de l’animation japonaise
Astro Boy n’a pas toujours été le héros lumineux que l’on connaît. À l’origine, ce personnage s’appelait Ambassador Atom et est apparu en manga dès 1951, bien avant la série télé. Ce qui frappe, c’est à quel point la série a su capturer une époque marquée par l’après-guerre au Japon. Osamu Tezuka, influencé par ses propres souvenirs du conflit, fit d’Astro Boy un symbole anti-guerre et défenseur acharné de la nature.
Lancée en 1963, la série anime a été un véritable raz-de-marée culturel, atteignant à certains moments 40% d’audience au Japon. Presque un téléspectateur sur deux connaissait donc ce petit robot pas comme les autres. Sa popularité a ouvert la voie aux géants du manga que nous connaissons aujourd’hui.
Le robot héros, fruit d’une tragédie familiale
Astro Boy n’a rien d’un personnage ordinaire. Il est né de la tristesse d’un père, le Dr Tenma, qui a perdu son fils Tobio dans un accident. Cette mélancolie profonde se ressent dans l’histoire, notamment dans les versions où Astro est abandonné par Tenma car incapable de grandir. Cette dimension ajoute une couche d’émotion rare pour un personnage de science-fiction.
Ce passé suscitant à la fois admiration et mélancolie, Astro n’est pas simplement un robot. C’est un être qui incarne la perte, mais aussi l’espoir et la protection de l’humanité.
Chaque détail d’Astro Boy raconte une histoire secrète peu connue
Son moteur de 100 000 chevaux, ses laser dans les doigts ou encore deux canons… Oui, dans ses fesses aussi ! Voilà qui surprend, non ? Cette arsenal impressionnant fait d’Astro un combattant prêt à défendre la Terre contre toute menace.
Et si l’on pense qu’il s’agit d’un héros sans faille, le final original de la série révèle une vérité beaucoup plus sombre. Pour sauver la planète d’une catastrophe due aux radiations solaires, Astro se sacrifie lui-même. Une mort jugée trop dure pour les audiences américaines, qui n’ont jamais vu cet épisode tristement disparu.
Un épisode perdu et la pression infernale des studios
La production d’Astro Boy a connu ses zones d’ombre. Submergé par la demande, le studio chargé d’un épisode en août 1963 livra une version tellement décevante que Tezuka ordonna sa destruction. Malheureusement, cet épisode, nommé “Midoro Marsh”, avait déjà été diffusé une fois et envoyé aux États-Unis. Il est depuis devenu un mystère vénéré sous le nom d’épisode perdu.
Cette pression infernale au travail sur les premières productions anime continue de se ressentir jusque dans les mangas d’aujourd’hui, un lourd tribut pour ces œuvres devenues cultes.
Entre monde du jeu vidéo et admiration de légendes
On imagine mal la super star d’aujourd’hui qu’est Astro Boy sans les détours qu’il a connu. Par exemple, le célèbre héros de jeux vidéo Mega Man devait à l’origine être une adaptation d’Astro Boy par Capcom, mais des soucis de licence ont changé le cours de cette histoire. L’héritage d’Astro Boy est donc partout, même dans des univers inattendus.
Et saviez-vous que Walt Disney lui-même admirait Astro Boy ? Lors d’une rencontre en 1964, Disney confia avoir vu le travail de Tezuka et l’avoir trouvé fascinant. Imaginez un instant un crossover ou un film Astro Boy produit par Disney. Quel monde ce serait !
Une citoyenneté bien méritée et une musique qui berce
Le 7 avril 2003, Astro Boy devient citoyen honorifique de Niiza, la ville où se situe le studio de Tezuka Productions. C’est d’ailleurs cette date que le manga choisi comme anniversaire officiel du héros. Unique en son genre, la mélodie thème de la série retentit régulièrement dans certaines gares locales, un hommage doux à cette figure désormais ancrée dans la culture japonaise.
Astro Boy n’est pas qu’un simple personnage animé. Il est ce murmure qui traverse les époques, une émotion portée par le mouvement vibrant du manga et de l’animation.
Source: www.yahoo.com




