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Rakajoo : Le parcours fascinant du boxeur métamorphosé en artiste peintre

Bon, on va pas tourner autour du pot : Baye-Dam Cissé, alias Rakajoo, c’est un gars qui casse les codes.…

Par Lucas Perrin4 min de lecture

découvrez l'incroyable parcours de rakajoo, ancien boxeur devenu artiste peintre, alliant passion sportive et créativité artistique.

Bon, on va pas tourner autour du pot : Baye-Dam Cissé, alias Rakajoo, c’est un gars qui casse les codes. À presque quarante balais, ce boxeur devenu peintre a un parcours qui file droit dans les cordes du destin, mais aussi sur les toiles des galeries les plus hype.

Le meuf il balance un roman graphique chez Casterman qui va te retourner. C’est pas juste un thriller, c’est un bout de sa vie, un mix de crasse et de lumière, bien ancré dans les cités d’Aubervilliers. Allez, laisse-toi embarquer !

Okay, son histoire est un sacrée melting-pot où bagarre, couleurs et combats intérieurs se mêlent à la sauce afropéenne.

De l’arène du 93 aux galeries parisiennes : l’ascension de Rakajoo artiste peintre

La Seine-Saint-Denis, Saint-Denis exactement, c’est là que le destin de Baye-Dam s’est forgé. Une enfance pas rose, entre violences et squats sinistres. La rue Corbillon n’est pas juste un lieu, c’est un pan d’histoire douloureuse où il a grandi, prêt à tout pour s’en sortir.

Ses premiers rounds ? Non pas sur le ring uniquement, mais face aux dealers et aux problèmes du quartier. Ça te parle, non ? Ce gars s’est mis à filmer et dénoncer des trafiquants et réseaux de proxénétisme, alors qu’il n’avait que 18 ans. La rudesse du bitume, il l’a frôlée de près, jamais pris à la légère.

Le sport de combat, c’était pas juste un hobby ou un moyen pour sauver la face. C’était aussi un exutoire précieux. Champion junior de muay-thaï, il a enchaîné avec la boxe anglaise et le MMA — la rage et la discipline au service d’une reconquête personnelle.

L’art trouve ses racines dans la renaissance et le combat intérieur

Après la perte tragique de sa mère en 2019, tourne la page : Baye-Dam s’envole au Sénégal, où il découvre l’appel puissant de la peinture. Son style, c’est un peu du street art à la sauce groovy, mêlé à une vibe afro-européenne bien trempée.

Non content d’être autodidacte, il se forme à l’école Kourtrajmé avec le célèbre JR. Là, il apprend à regarder le monde d’une autre façon. Ses toiles ? Elles sont un cri vibrant mêlant figures urbaines, allégories et scènes tirées de son vécu.

À Paris, ça commence fort, surtout grâce à Magda Danysz qui voit en lui un nouveau prodige. Ses œuvres explosent dans ses galeries à travers le monde, et les collectionneurs se bousculent au portillon.

Quand la boxe se peint sur les murs : le style unique de Rakajoo

Ce qui frappe chez Rakajoo, c’est ce style plombé par l’énergie brute de la boxe. Ses peintures c’est pas juste des images, c’est des round de peinture où chaque coup de pinceau rappelle un crochet droit ou un uppercut.

Il te balance des portraits et scènes pleines de couleurs vives, souvent inspirées par ses lieux de vie et le RER, avec une touche de réalisme presque brutale. Genre un mix inattendu entre Delacroix, Lucian Freud et l’esprit rebelle des quartiers parisiens.

Et puis, son atelier installé dans un club de boxe à Aubervilliers ? Sa « chapelle Sixtine » à lui, où il déchaine sa créativité entre les cordes et les fresques murales monumentales.

Un pont entre cultures, un cri afropéen dans un monde européen

La dualité est au cœur de ses œuvres. Être à la fois Africain et Européen lui donne une profondeur unique. Il assume ce mélange, cette âme afropéenne qui mélange douleur, beauté et résistance.

Ses modèles aussi sont là pour étonner : pas que des artistes afro-américains, mais des peintres un peu baroudeurs comme Guillaume Bresson, Jérôme Lagarrigue, et même le romantique Delacroix.

C’est justement ce cocktail d’influences qui fait la force de Rakajoo et lui assure une place de choix sur la scène internationale : Asie, Washington, Paris, rien ne lui échappe!

Entre les cordes : la BD autobiographique qui dénonce et témoigne

En mars 2026, Rakajoo lance son premier roman graphique chez Casterman. « Entre les cordes » raconte l’histoire de Seydou, un jeune qui enquête sur des incendies d’Aubervilliers, mais c’est aussi le miroir de sa propre vie.

Violence, survie, enfant difficile, la BD distille ses souvenirs et sa rage comme un thriller noir. C’est un peu le Miyazaki de la street qui te balance sa vérité à travers des planches aussi cruelles qu’émouvantes.

Le gamin qui voulait mettre le feu à son immeuble, finalement, il a réussi à allumer autre chose : un feu sacré pour l’art et la mémoire de ceux qui l’ont forgé.

Source: www.lepoint.fr

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