Bon, on va pas tourner autour du pot : Levie a fêté ses 20 ans de la Journée du livre corse, et ça envoie du lourd ! Cette édition marque deux décennies où auteurs, illustrateurs et éditeurs corses se sont donnés rendez-vous au cœur du village. Un vrai moment de partage et de découverte, pas juste un énième salon du livre.
Depuis 2005, l’association Livia Via assure le spectacle et la vie culturelle locale. Deux décennies d’une passion qui résiste aux embûches, crise sanitaire incluse. José Pietri, son cofondateur, n’en revient pas que ça dure encore.
Comment la 20e Journée du livre corse révèle la richesse graphique insulaire
Ce n’est pas juste une journée pour poser son stylo et serrer des mains. La fête ouvre grand les portes à une bande dessinée corse qui refuse de se mettre dans une case. Du manga au cartoon, du roman graphique au dessin de presse, tout décolle sur l’île. Il y a là un foutu melting-pot d’univers visuels à découvrir.
Au fil des ans, la formule est simple et efficace : les auteurs présentent leurs œuvres et vont à la rencontre directe du public. Pas besoin d’artifices. José Pietri souligne que le public est déjà bien là et fidèle.
Danièle Maoudj, autrice sur place, lâche un truc qui claque : avec les réseaux sociaux, la lecture est parfois désertée. Pourtant, la bd et le roman gardent une place grandissante, un bon remède à l’écrasement numérique.
La 20e édition mise sur la bande dessinée insulaire
Les dernières années ont vu s’ajouter une rencontre thématique avant la grande messe. Cette fois, c’était place à la bd. Lisa Pupponi de Livia Via a mené le débat entre auteurs et éditeurs. Le premier tour de table dépotait : styles variés, influences multiples, et surtout, un vrai melting-pot.
Les sujets abordés sont loin d’être basiques : la bêtise humaine, la politique, les mutations sociales, la culture corse, ou même l’actu mondiale. Mais la Corse reste ce prisme unique grâce auquel tout se voit et se raconte différemment.
Yann Le Borgne a résumé ça à la perfection : “faire passer les bouleversements mondiaux par une toute petite île, c’est assez fun”.
Quand le village devient une source d’inspiration infinie
Chez Léa Maurizi, le village n’est pas juste un décor. C’est une mine d’or de personnages et d’histoires. Un vrai terrain de jeu narratif, où les habitants connus deviennent des héros du quotidien, riches en détails et en émotions. Quatre bd plus tard, pas de doute, on y sent cette vibration.
Ce lien entre lieu et création donne un souffle bien particulier à cette Journée du livre corse, qui vise tout autant l’évasion que l’authenticité.
Le manga s’invite et fait parler la langue corse
La nouveauté la plus folle ? L’entrée du manga en langue corse s’est faite cette année avec Sognus Mortalis publié par Le Parti des Oiseaux. Un premier du genre à mixer la culture japonaise et la langue insulaire avec un style plus mature, signé Ghjuvà Lucchinacci.
Le bouquin de 200 pages ne lit pas à l’envers comme au Japon, histoire de parler à tout le monde, et pas qu’aux otakus purs et durs. L’éditeur Simon Demuru insiste : “On n’est pas Japonais, mais on veut mettre du corse partout et que ce soit accessible”.
Levie, avec sa 20e Journée du livre corse, ne s’embête pas à faire du surplace. Elle propose un vrai voyage riche, entre tradition locale et ouverture vers le monde.
Et toi, t’en penses quoi franchement ?
Source: www.corsematin.com




