Hebdo n° 40lundi 28 septembre 2026

Le guide de l'univers manga · Flux RSS

ANIME TOWN · L'univers manga
Actualité Manga

À la découverte du processus créatif d’Akira Toriyama : Entre Daima et Super, le père de Dragon Ball dévoile son univers

Bon, on va pas tourner autour du pot : Akira Toriyama vient encore de souffler la planète otaku. Entre l’annonce…

Par Lucas Perrin3 min de lecture

découvrez les secrets du processus créatif d’akira toriyama, le légendaire créateur de dragon ball. entre les projets daima et super, plongez dans l’univers unique d’un maître du manga et apprenez comment il a façonné l’imaginaire des fans à travers le monde.

Bon, on va pas tourner autour du pot : Akira Toriyama vient encore de souffler la planète otaku. Entre l’annonce de Dragon Ball Daima et les chapitres clés de Dragon Ball Super, le maître révèle enfin comment il passe du brouillon griffonné à l’épisode qui fait exploser Twitter. Tout se joue dans un petit studio saturé de figurines, trois crayons, beaucoup d’adrénaline… et une deadline Shueisha qui clignote en rouge.

Akira Toriyama : méthode éclair pour un succès galactique

D’abord, l’idée fuse. Pas de réunion PowerPoint, juste un gag visuel griffonné sur un Post-it. Shueisha reçoit le fax (oui, encore) ; la machine éditoriale s’emballe. Le rythme est brutal : scénario validé le lundi, rough boards le mercredi, encrage le vendredi, scan prêt pour Jump Comics le dimanche. Cette cadence militaire explique le style nerveux : cases larges, punchlines ultracourtes, explosion de vitesse.

Ensuite, Toriyama applique sa règle d’or : faire rire avant de faire cogner. Les premiers croquis de Goku ado avec une queue de singe étaient pensés comme un sketch Dr. Slump sous stéroïdes. Même logique pour Beerus dans Super : un chat paresseux transformé en dieu de la destruction, juste pour l’effet contraste.

Enfin, place au contrôle qualité. Un cercle restreint relit : son épouse Nachi Mikami, l’éditeur historique de Shueisha et, depuis 2024, Toyotarô. Si un gag tombe à plat, Toriyama le remplace par une punchline visuelle. Pas le temps de philosopher : le chapitre doit filer à Toei Animation pour story-boarder l’anime trois mois plus tard.

De Dragon Ball à Dragon Ball Super : pivots d’un style en mutation

Le saut entre les pages jaunies de 1984 et les planches numériques de 2025 se résume à un mot : lisibilité. Toriyama coupe toujours plus court. Dans le premier tournoi Tenkaichi, huit pages pour un coup de poing ; dans Super, une double splash suffit. Pourquoi ? Parce que les lecteurs scrollent désormais sur smartphone. Shueisha le sait, Toriyama s’adapte.

Mini flashback sur la couleur

Au départ, la série jouait le noir et blanc pur. Avec Super, Toriyama propose des indications de teinte pour Toei Animation : aura bleu pour le Super Saiyan Blue, prisme rosé pour le Rosé. Ces codes facilitent l’adaptation simultanée manga-anime, une première dans la saga.

Résultat : la synergie booste les ventes. Chaque nouveau tome Jump Comics grimpe instantanément top 3 Oricon. Ce cercle vertueux finance des OST orchestrales, grand luxe que Toriyama rêvait déjà pour l’arc Namek.

Dragon Ball Daima : l’arc surprise qui renverse la table

Imagine des héros rajeunis façon Chibi mais plongés dans une mythologie sombre. Voilà Daima. Toriyama brouille les repères en réduisant la puissance brute et en injectant du mystère. Finis les lasers géants toutes les deux pages. Place aux malédictions, aux puzzles temporels, à un univers qui rappelle le folklore japonais du Heian.

Pourquoi ça fonctionne ?

Un, la nostalgie. Voir Goku redevenir gamin réactive l’émotion de Dragon Ball première époque. Deux, la tension. Sans Ultra Instinct, chaque combat redevient question de ruse. Trois, l’inédit. Toriyama sort un antagoniste nommé Shuten, inspiré du démon Shuten-dôji. Les fans de culture japonaise crient déjà au génie.

Et surtout, l’auteur supervise tout. Pas de filler décidé par Toei Animation sans son tampon. Les réunions Zoom se passent de nuit au Japon, de jour à Los Angeles, histoire de boucler la boucle mondiale.

Storyboard, humour et rythme : l’atelier secret de Capsule Corp

Le public imagine une salle high-tech. En vérité, Toriyama planque son bureau derrière un mur coulissant dans sa maison d’Aichi. Au centre, un scanner A3, des encres, et un ordi dédié à Clip Studio. Chaque storyboard commence par des silhouettes simplifiées : gros ronds pour les têtes, traits pour les membres, une flèche pour le mouvement. Maximum clarté, minimum fioritures.

Le timing comique vient d’une vieille habitude : chronométrer chaque gag. Si le lecteur sourit au deuxième regard, le découpage est rallongé. Sinon, planche éjectée. Cette obsession du rythme colle à la philosophie Capsule Corp : innover ou périr. D’où les poses impossibles, les regards caméra, les ruptures de quatrième mur dans Daima.

Côté musique, Toriyama envoie à Toei une play-list J-rock. Pas pour inspiration vague : chaque riff soutient un moment clé. L’équipe audio cale ensuite la montée orchestrale pile au même nombre de frames que le coup de Goku. Cette précision mathématique explique pourquoi même un fan qui découvre l’anime en 2025 se sent happé dès la première seconde.

Source: anime.everyeye.it

Dans le même numéro
Actualité Manga ▶